| La nécessité d’un véritable centre ville pour Vauréal La commune de VAUREAL a connu, entre les années 1970 et 1990, une forte croissance démographique dans la dynamique générale de l’agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise.
Autour du village historique implanté sur les coteaux de l’Oise, une véritable ville s’est construite, comptant aujourd’hui plus de 16 000 habitants. Au début des années 2000, alors que l’agglomération perdait son statut de ville nouvelle, la municipalité, en concertation avec la communauté d’agglomération, a souhaité prendre en main sa destiné et a engagé une réflexion de fond sur son projet urbain.
La création d’un véritable centre ville, d’un lieu d’identification de VAUREAL est devenu spontanément l’enjeu majeur du projet de ville.
Le secteur de la Croix-Lieu s’est immédiatement imposé pour y accueillir le nouveau Cœur de Ville. Le carrefour existant, la centralité du site par rapport aux autres quartiers et les espaces libres existants, ainsi que la présence déjà de
plusieurs équipements publics (bibliothèques, écoles, piscine, salle de concert…) ont constitués autant d’éléments qui on imposés le choix du site.
L’aménagement ex-nihilo d’un centre ville.
La superficie totale du projet couvre une emprise totale de près de 8 hectares.
Le programme d’ensemble porte sur la construction de plus de 1000 logements, de 6000 m² de commerces et services en pied d’immeuble et d’un Hôtel de Ville.
La mixité a constitué le maître mot de la programmation résidentielle; mixité d’usage entre les logements sociaux, les logements en accession et l’accession sociale ; mais également mixité des formes avec des appartements de toutes les dimensions, des maisons de ville et aussi des maisons individuelles faisant la transition avec les quartiers pavillonnaires existants.
Les commerces et services ont été principalement implantés autour et à proximité de la place urbaine, « place du cœur battant ». Pour maîtriser la composition commerciale (merchandising) et en assurer la pérennité, l’ensemble des volumes commerciaux sont détenus par un investisseur unique. En plus des commerces, on peut noter l’implantation de quelques bureaux et des services sociaux du Conseil Général.
L’Hôtel de Ville constitue le véritable signal du centre ville. C’est aussi le principal lieu d’animation grâce aux trois salles de cinéma qui lui sont associées.
Un soin tout particulier a été apporté à l’aménagement des espaces publics. La « place du cœur battant » constitue le point de cristallisation du centre ville conduisant à un choix exigeant des matériaux et à une vigilance toute particulière dans la sélection du mobilier urbain. Les espaces verts n’ont pas été oubliés et on peut noter la présence d’un jardin anglais ouvert au public, mais également des jardins à la française et de nombreux aménagements végétaux de toutes natures.
La réalisation du Projet.
La réalisation de cette opération a été confiée en 2004 par la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise à la SEMAVO par une convention publique d’aménagement.
La première phase, du projet a été lancée en 2005, suite à un concours de promoteurs immobiliers, à l’issue duquel une équipe a été sélectionnée sur la base, notamment, d’un projet urbain et architectural.
Cette première phase comprenant l’Hôtel de Ville et représentant environ 60% du programme, a été aménagée autour de la place urbaine, « place du cœur battant », et a été totalement livrée en 2009.
La deuxième phase est située dans le prolongement immédiat du centre ville et porte sur environ 30% du programme. Les travaux sont en cours et la livraison est prévue en 2013.
Il restera ensuite à aménager deux îlots résidentiels un peu plus éloignés du centre ville proprement dit , à proximité du quartier de la Bussie.
L’exigence de qualité.
La qualité a été posée d’emblée par la ville et la communauté d’agglomération, comme l’une des exigences majeures du projet.
Cette demande de qualité s’est traduite par :
Des prescriptions environnementales fortes s’inscrivant dans l’agenda 21 de la communauté d’agglomération (mesures favorisant la biodiversité, les performances énergétiques des constructions, limitation des nuisances et impacts environnementaux des chantiers, incitations aux déplacements doux, dispositions pour la gestion des déchets, etc.).
Le traitement des espaces publics (stationnements, matériaux, mobilier urbain, espaces verts, etc…).
La volonté de maîtriser la composition commerciale sur la durée afin d’éviter le phénomène de spécialisation, de mitage et de dépréciation de l’appareil commercial .
L’indispensable mixité résidentielle gage de la réussite sociale de l’opération, intégrant également quelques logements en accession à « coût maîtrisé ».
n urbanisme et une architecture conviviaux, lieu de vie et d’appropriation des vauréaliens.
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