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Brandt à Saint-Ouen-l’Aumône : au-delà des chiffres, un projet pour le territoire

Depuis plusieurs semaines, la liquidation de Brandt fait largement réagir. Les médias nationaux relaient les chiffres, comparent les offres, comptent les emplois repris. Le débat est légitime : derrière chaque ligne, il y a des femmes et des hommes, un savoir-faire, une histoire industrielle.

Mais à Saint-Ouen-l’Aumône, l’enjeu ne se limite pas au nombre d’offres déposées. Il est territorial. Il est stratégique. Et il est durable.

Car un site industriel de 6 hectares, au cœur d’un bassin économique francilien, ne disparaît pas sans conséquences. La vraie question n’est pas seulement : combien d’emplois aujourd’hui ?

C’est aussi : quel avenir pour ce site demain ?

Une offre publique structurée

Dans ce contexte, la SEMAVO, sollicitée par la Communauté d’Agglomération de Cergy Pontoise, a choisi d’agir. L’offre déposée pour la reprise du site s’inscrit dans une dynamique collective : la SEMAVO intervient en tant qu’opérateur d’un pool public réunissant à terme l’engagement, l’action et/ou le soutien de :

  • la Région Île-de-France,
  • le Département du Val d’Oise
  • la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise,
  • la SEM ICY,
  •  la Caisse des Dépôts et Consignations.

Ce rassemblement traduit une volonté claire : faire du site Brandt un enjeu d’intérêt général, et non une simple opportunité immobilière.

Le rôle clé de la SEMAVO : structurer, sécuriser, projeter

Dans cette configuration, la SEMAVO joue un rôle central : celui d’opérateur. Concrètement, cela signifie :

  • assurer le portage foncier du site ;
  • sécuriser l’acquisition dans des délais compatibles avec la procédure ;
  • structurer le montage juridique et financier ;
  •  créer les conditions d’un projet industriel viable à moyen et long terme.

Le projet industriel, partenaire de l’offre de reprise de la SEMAVO,  prévoit notamment la reprise de 85 des 100 salariés présents sur le site au moment de la liquidation, avec une perspective de développement d’une activité de fabrication industrielle sur place à horizon 3 ans.

Ce rôle d’opérateur est déterminant. Il permet d’articuler ambition industrielle et stratégie territoriale. Sans maîtrise publique du foncier, le site pourrait rapidement devenir un actif fragmenté ou une friche. Avec elle, il devient un véritable levier de transformation.

Réindustrialiser sans artificialiser

Le projet ne consiste pas seulement à relancer une activité dans les bâtiments existants. Il ouvre la voie à une intensification du site, avec la possibilité de développer de nouvelles surfaces d’activités économiques sur la partie aujourd’hui non bâtie.

L’objectif est clair : produire plus d’activité, plus d’emplois, sans consommer de nouvelles terres. C’est précisément là que l’expertise d’un aménageur public prend tout son sens : structurer, planifier, densifier intelligemment. Un projet privé isolé n’aurait pas nécessairement la même capacité à intégrer ces objectifs de transition foncière et d’intérêt général.

Le 18 février prochain, le tribunal rendra sa décision. Un moment décisif pour le site de Saint-Ouen-l’Aumône et pour l’ensemble des acteurs mobilisés autour de sa relance.

Pour écouter l’interview de Nicolas Lécuyer, le Directeur Général de la SEAMVO sur France Interhttps://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/reprise-de-brandt-la-communa…